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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 13:44

Trop heureuse d'avoir pu lire ces derniers mois tous les témoignages de naissance transmis sur la liste-naissance, je vous livre à présent le mien, en espérant qu'il sera utile à certain(e)s ou au moins agréable à lire...

Sonia est née le dimanche 20 octobre. Elle était « prévue » pour le 30, et même sans trop espérer j'attendais impatiemment de pouvoir faire sa connaissance. Je m'étais plus ou moins préparée à une naissance avancée vers le 20, du fait de la pleine lune, mais pas peur d'être déçue, essayais de ne pas y penser.

Nous avions passé la soirée du samedi soir chez ma belle-soeur Christelle avec des amis, à bien manger et bien parler, de la société, du genre humain, des problèmes du monde, bref de tous sujets qui préoccupent ces jeunes adultes à mi-chemin entre la vingtaine et la trentaines que nous sommes. Nous étions rentrés à 3 heures du matin, en admirant la pleine lune durant tout le temps du trajet.

J'ai dormi profondément toute la nuit, du moins autant qu'on peut le faire en se levant 4 ou 5 fois pour aller aux toilettes. Lorsque vint le matin, je fus réveillée par une légère contraction qui, contrairement à d'habitude, se fit sentir un peu au niveau des reins. Embrumée de sommeil comme je l'étais, je n'y ai pas prêté plus d'attention que cela.

Je fus plus surprise d'en sentir une seconde une quinzaine de minutes plus tard, avec une douleur plus appuyée au niveau des reins. J'ai regardé l'heure par réflexe. 8h. 8h12 : autre contraction avec petite douleur aux reins. Puis : 8h24. Là je commence à m'interroger : d'habitude j'ai des contractions en fin de journée, très peu le matin. Je secoue Gilles, mon mari « Gilles, j'ai de petites contractions qui me font un peu mal au dos. et en plus elles ont l'air régulières ». Peu de réaction.

Mon homme a bien fait la fête la veille, il est crevé. Par contre moi je n'ai plus aucune envie de dormir et je décide de me lever. J'allume le feu dans la cuisinière, m'active un peu, tout en guettant la pendule du coin de l'oeil et effectivement tous les 10/12 minutes j'ai de petites contractions qui titillent mes reins. Cette légère douleur me rappelle mes deux premiers accouchements et, sachant que c'est la pleine lune ce soir, je commence à me dire que c'est peut-être le jour j.

Je suis toute excitée. Mon beau-frère et sa fiancée sont chez nous, quand ils se lèvent je les mets vite au parfum « C'est peut-être pour aujourd'hui ». Ils me regardent un peu étrangement. Nous déjeunons tous ensembles et je continue à guetter l'horloge.

10h30 : téléphone. C'est M, la sage-femme qui « suivait » ma grossesse, d'assez loin puisqu'elle habite à 2h30 de route de chez nous, et que j'avais laissé sans nouvelles depuis le mois d'août, simplement parce que je n'avais pas pensé à la recontacter avant l'accouchement. J'étais suivie par mon gynécologue par ailleurs et tout se passait bien, je pensais donc que cela n'étais pas utile de refaire des kilomètres pour qu'elle me dise elle aussi que tout allait pour le mieux.

Elle téléphonait car elle s'interrogeait sur notre projet d'accouchement à domicile et désirait me revoir avant la date. « Oups !! lui dit Gilles, ça va être difficile parce que c'est peut-être pour aujourd'hui ». Silence à l'autre bout du fil : elle a une autre patiente à terme le 20. et préférerait, c'est légitime, ne pas faire la route pour rien. Donc pas d'affolement, je dois la rappeler à midi.

La matinée se passe. Nous allons chercher les enfants qui dormaient chez mes parents du fait de notre sortie de la veille. Ils habitent sur le même trottoir que nous, à 30 mètres. Pratique ! Je me consacre à mes activités habituelles du dimanche, faire la cuisine, un peu de patchwork (c'est mon hobby) et continue à surveiller l'heure attentivement et le moindre signe présageant de l'imminence de mon accouchement. Or la situation reste très stable : de petites contractions bien sensibles mais très supportables, espacées de 12 à 15 minutes.

A chacune d'entre elle je me dis « C'est pour aujourd'hui » et puis entre, j'hésite, je ne sais que penser, du fait de la lenteur où cela évolue. ou plutôt du fait que cela n'évolue pas du tout ! On m'a tellement répété que le troisième pouvait arriver très vite, que je ne peux m'empêcher de craindre un faux travail : je l'attends tellement ce bébé ! Au risque de choquer, j'ose dire que je n'aime pas être enceinte, c'est un état qui me pèse plus qu'autre chose, et j'ai hâte que cela se termine, de pouvoir enfin tenir ma fille dans mes bras. A midi j'appelle M et lui dis « que je ne sais vraiment pas quoi dire. ». Je dois la rappeler à 13h.

13 heures 30 : rien n'a changé. M me demande si je peux m'auto-examiner pour voir si le col est ouvert. Sauf que, là encore au risque de choquer, je dois dire que c'est quelque chose que je ne connais pas vraiment cette partie de mon anatomie. J'ignore totalement à quoi « ressemble » au toucher un col d'utérus, et encore plus à quoi il doit ressembler en cours de travail. Mais bon, je n'ai pas le choix et la curiosité est plus forte que mes inhibitions. Je m'enferme aux toilettes et tente d'atteindre mon col en me contorsionnant dans toutes les positions possibles. Impossible.

Le gynécologue m'avait fait très mal lors du dernier examen en me disant « Bon sang, je suis désolé mais il est très postérieur » j'en déduis donc qu'il est toujours en arrière, ce qui explique que je ne peux l'atteindre. Je suis désemparée. Si le travail est en cours il faut que je le sache car M a de la route à faire. et je n'ai aucune envie de partir en catastrophe à l'hôpital (je ne me sens pas encore le courage d'accoucher seule, d'autant que ma mère qui est infirmière et sur qui je pensais compter en cas d'absence de M, est partie en week-end chez des amis). Bref.

14 h, je me décide à demander à mon mari s'il accepte de m'examiner. Je dois avouer que Gilles et moi sommes tous les deux de grands pudiques, et si nous avons une vie sexuelle totalement épanouie, il n'en reste pas moins que le contexte est pour nous très important : pas de lumière crue, et une ambiance qui s'y prête. et je sais que Gilles va avoir quelques réticences à m'approcher de façon aussi intime « à froid », dans le cadre d'un « examen gynécologue ». Mais bon, nous prenons le parti d'en rire et notre complicité nous permet de bien vivre ce moment un peu particulier. pour rien, car Gilles est comme moi, il n'arrive pas à atteindre mon col et a peur de me faire mal.

15 heures : je décide de faire une sieste en même temps que les enfants. Allongée, je ressens beaucoup mieux les contractions qui sont plus fortes, mais toujours espacées d'environ 12 minutes. Je bouillonne intérieurement. Je dors un peu, néanmoins.

17 heures : Mon beau frère et sa fiancée repartent, un peu déçus de ne pas savoir eux non plus à quoi s'en tenir. Je rappelle M. Sa patiente à terme le 20 ne donne pas signe de vie, elle prend donc la décision de partir sur le champ et me conseille « Mets toi d'avantage dans ton accouchement : emmène les enfants chez ta mère et rapproche toi de la terre, de son énergie, va te promener un peu ». Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous ramenons les enfants chez mes parents. Ils ne sont pas là mais mes frères et soeurs oui (ils ont 14 et 16 ans). Je les leur confie en leur expliquant la situation. Ils me regardent bizarrement eux aussi. Ils ont du mal à réaliser que le moment est vraiment arrivé.

Il fait un temps superbe. Avec Gilles, nous marchons bras dessus, bras dessous, pendant 1h30, dans les bois, tranquillement. Je m'arrête régulièrement pour mieux gérer les contractions qui deviennent de plus en plus fortes et de plus en plus rapprochées. Gilles regarde sa montre et commence à « stresser » un peu. « t'es sure que tu veux pas qu'on rentre tout de suite ? » ou « Non mais là il faut qu'on rentre, sinon tu vas accoucher ici ». Je le calme et le rassure, non je sais que ce n'est pas pour tout de suite. Nous rentrons tranquillement.

19 h : J'appelle ma belle-soeur Christelle qui m'a demandé si elle pouvait assister à l'accouchement, requête que j'avais accepté avec joie car je la considère comme ma petite soeur, nous nous entendons très bien et je suis ravie qu'elle soit à mes côtés, de partager cela avec elle et que cette expérience puisse lui servir peut-être un jour. Elle me dit « OK je mange, je me prépare, et le temps d'arriver je serai là vers 22h ». Elle a ½ heure de route.

Gilles se prépare un repas qu'il avale à toute vitesse. Je n'ai pas faim du tout et suis concentrée sur mes contractions et les accompagne de longues expirations comme je le faisais pour mes deux précédant accouchements. Là, il n'y a plus aucun doute, le moment se rapproche. J'ai très mal dans les reins et Gilles bondit à chacun de mes appels pour me masser. J'avais prévu cette douleur particulière et ai acheté un petit objet massant (une sorte d'arc en bois avec 4 « roues ») qui me fait un bien fou.

Pour passer le temps plus vite, nous faisons une partie d'échec. J'ai du mal à me concentrer car les contractions se font de plus en plus violentes. Je perds, mais quelle importance ?
19h30 : Je décide de rappeler Christelle. « Il faut que tu partes tout de suite, sinon tu vas tout rater, ça ne devrait plus tarder maintenant !! ».

20h10 : elle arrive, avec sa petite valise à la main, toute excitée et un peu perplexe devant ma douleur. Pour gérer les contractions, je ferme les yeux et respire profondément, pendant que Gilles me masse le dos. Ca l'impressionne. Nous sommes dans le salon et discutons un peu en attendant M. Gilles insiste régulièrement pour que j'aille m'allonger, il voudrait que je sois prête au cas où cela arriverait brutalement. Il me fait rire.

20h30 : M arrive. Nous parlons quelques minutes, puis nous montons à l'étage pour que je m'allonge (au grand soulagement de mon homme). Elle m'examine « Tu es à 9 ». OK. Donc je me change, j'enfile mon méga tee-shirt, celui que j'avais pour la naissance de ma dernière, et je m'allonge sur le lit qu'ils ont préparé (alèses, etc.). Gilles va mettre le chauffage en route, Christelle se rend utile et aide à préparer les serviettes, etc. Le temps prend alors une autre dimension. Il faut dire que depuis notre promenade je ne me sens plus vraiment présente mais dans un état second, un autre niveau de conscience, plus entrée en moi-même. J'ai l'impression d'être dépossédée de la maîtrise de mon corps et d'être « pilotée » par la nature, par une énergie extérieure. C'est à la fois étrange et agréable.

Bref. Donc je suis allongée sur le côté droit (je dors toujours comme ça) et les contractions passent, une à une. Le va et vient de Gilles, de Christelle et de M qui préparent tout me gêne un peu parfois, je voudrais que le silence soit total, refuse la musique, reste immobile, les yeux fermés, toute à ce qui se passe en moi. Je ressens les contractions comme des vagues qui arrivent, les unes après les autres, de plus en plus intenses. Je me laisse faire, tâche de ne pas perdre pied face à la douleur. Gilles ne cesse de me masser, assis derrière moi. C'est tout ce que je perçois de ce qui m'entoure.

J'ai peur que ma position ne convienne pas au bébé. M. me rassure : je peux accoucher comme ça, sur le côté, si je le sens ainsi. Je sens que cela appuie sur mes sphincters et j'ai très peur de « faire dans le lit ». Encore une inhibition. Mais M et Gilles me rassurent.

Puis la douleur devient vraiment violente, et quelques gémissements jaillissent malgré moi. Curieusement, gémir m'empêche de perdre les pédales et me fait du bien.

Je sens que le bébé avance en moi, un peu plus à chaque contraction. Je me sens pétrie d'une telle énergie, emplie d'une force qui agit malgré moi. Mon corps joue son rôle et je sens que je n'ai qu'une chose à faire : Laisser faire. Et tout le paradoxe de l'accouchement m'apparaît alors clairement : toute la difficulté réside dans le simple fait de laisser faire la nature, de ne pas résister à cette force par peur de la douleur. Je dirige toute ma volonté sur ce simple fait : me laisser aller, même si ça fait mal. Et effectivement, cela fait de plus en plus mal. Je m'accroche à la main de Christelle qui est assise près de moi. Gilles ne cesse de me masser le dos. Je lui en suis reconnaissante mais n'ai aucune envie de parler.

Et puis d'un coup je sens que le bébé arrive. Une vague plus forte l'amène tout près et la poche des eaux éclate. Gilles rit d'excitation et son pantalon est trempé. « Attention elle arrive » ai-je juste le temps de dire. Mon corps pousse tout seul, je n'ai qu'à l'accompagner et surtout ne pas refuser la douleur. Là ça fait vraiment mal, je sens qu'elle est prête à sortir, mais la vague se retire. M me fait sentir ses cheveux. Incroyable ! J'ai l'impression de n'avoir jamais accouché. Je perçois tellement tout ce qui se passe ! Les larmes me montent aux yeux et d'un seul coup je me sens submergée par une vague immense de bonheur et de reconnaissance pour tout ce que j'ai : mes enfants, mon mari, mes parents. tout ce bonheur qu'est notre vie. J'en pleure, et Gilles me dit « T'es heureuse alors tu pleures ». Nous nous comprenons.

Mais le répit est de courte durée, une nouvelle vague arrive, très forte, ultime... Je l'accompagne de tout mon désir que cela finisse enfin et je la sens jaillir hors de moi. La douleur est quasi insoutenable. Je crie « Non, non ! Ca fait trop mal » mais c'est juste pour exorciser la douleur, tout le reste de moi accompagne la poussée de toute sa volonté. Gilles m'encourage « Allez ma chérie, pour Sonia !! » , je crie très fort et je sens que la tête sort, suivie des épaules et de tout le corps. En une seule fois.

Christelle s'exclame. Ca y est, un petit être est sur le lit, qui hurle. Je jubile : c'en est fini de la douleur, Sonia est née. M l'enveloppe dans les serviettes chaudes et la pose contre moi. Nous pouvons la regarder, la sentir et lui parler tout à loisir. Nous lui souhaitons la bienvenue. Je lui promets que nous nous occuperons bien d'elle. Elle se calme peu à peu et nous passons un long moment comme ça, le plus simplement du monde, à nous découvrir. C'est Sonia. Enfin, elle est là !
Il est 22h30.

Je ne sais combien de temps s'écoule jusqu'à-ce que les contractions reprennent, doucement. J'ai envie de tout sauf de ça, mais bon, le placenta sort, entier, sans que ça ne fasse vraiment mal. Ouf. Je suis épuisée, mais heureuse.

Gilles me redonne Sonia pour que je la mette au sein. On prend le temps de l'apprécier. On parle un peu avec M. Christelle a la respiration sifflante : elle fait une crise d'asthme, elle a eu un choc je crois et je lui ai broyé la main lors de l'expulsion. Elle est un peu distante, il faut qu'elle digère tout ça et, sûrement, ne veut pas interférer dans ce moment d'intense intimité.

Pendant le travail, mes beaux-parents ont téléphoné, comme tous les dimanche soirs. Comme ils attendent qu'on les rappelle, Gilles leur annonce la bonne nouvelle. Ma belle-mère a une réaction horripilante « Sonia ? Sonia. C'est quel Saint, ça, Sonia ? ». Bouh. Mais je sais qu'elle est heureuse malgré tout. Même si Sonia s'appelle Sonia, et qu'elle n'a pas Marie en deuxième prénom (elle n'en a pas du tout), et même si elle ne sera pas plus baptisée que nos 2 autres enfants... Puis Gilles appelle mes parents et son frère (celui qui était chez nous aujourd'hui). Ma mère arrive aussitôt, suivie de ma dernière petite soeur, Marie-Laure, qui a 14 ans. Etrange situation : Lors de sa naissance, c'est M qui avait accompagné Maman justement, dans la maison familiale, à deux pas de la chambre où nous nous trouvons et où règne une étrange ambiance feutrée pleine de joie et de complicité.

Marie-Laure est fascinée par Sonia. Moi je suis bien, dans les bras de mon mari, heureuse, fatiguée et surtout soulagée. J'ai l'impression d'avoir accouché pour la première fois. C'est une révélation : c'est tellement naturel et évident. J'en suis ébahie et émerveillée.

Voilà donc le récit de la naissance de Sonia. A cette heure, elle a presque un mois, elle est superbe (évidemment) et j'apprends avec elle a combattre toutes mes rigidités et mes inhibitions, à être concrètement fidèle à mes idées. L'accouchement à domicile a été un premier pas crucial, je continue sur ma lancée. Je l'allaite à la demande et lui mets des couches lavables. Je voulais éviter que l'on sache que j'avais accouché à la maison mais la nouvelle a très vite fait le tour de notre village et de ses 400 âmes. La secrétaire de mairie avait même pré-rempli l'imprimé de déclaration de naissance, grâce aux indications du maire !

J'ai donc eu l'occasion également d'affronter le regard des autres, de me positionner ouvertement dans mes idées. Les réactions furent variées, mais jamais personne n'a osé me dire qu'il trouvait ça insensé. La secrétaire du cabinet de gynécologie que j'ai appelé pour lui demander de noter sur mon dossier que j'avais accouché, a été vraiment surprise et s'est exclamée « Vous l'avez fait exprès ? ». La bouchère, quant à elle, m'a demandé avec des airs de conspiratrice « Mais, vous avez le droit d'accoucher chez vous, comme ça ? ». Bref, maintenant je suis ravie que ça se soit su, car tout cela me fait bien rire !

Les suites de couches ont été un peu difficiles : tranchées douloureuses, ma puce de 3kg700 affamée et la montée de lait qui se faisait désirer. Mes aînés ont déclaré la varicelle juste après la naissance. Gilles a eu la grippe dans la semaine qui a suivi et j'ai fait ma « traditionnelle » poussée de fièvre (trois jours à 39 , 40°C). Heureusement, Christelle est restée quelques jours pour m'aider, Gilles - une fois remis - a été parfait et ma mère n'a pas chômé non plus. Mon beau-frère et sa fiancé ont pris les enfants quelques jours en vacances, bref j'ai été on ne peu mieux soutenue et entourée. Cela ne m'a pas empêché de pleurer un peu, de me sentir dépassée et fragile. Mais cela est vite passé et aujourd'hui je me suis bien adaptée à notre nouvelle vie. Je ne suis pas quelqu'un de souple et je craignais de mettre des mois à accepter le changement de mes habitudes si sécurisantes. Mais tout va bien. J'en suis la première surprise !! Je récupère doucement et apprécie le moment présent.

J'ai écrit à M pour la remercier. Elle a eu l'attitude parfaite : une présence efficace mais très discrète, en retrait. Elle a eu les bons mots pour m'encourager et a vraiment laissé les choses se faire en intervenant a minima. J'espère qu'elle acceptera de me suivre à nouveau pour le futur 4e ! Car je ne peux plus imaginer retourner en clinique après une telle expérience !"

Merci également de l'avoir partagé avec moi en parcourant ce récit...

Amicalement,
Anne, le 15 novembre 2002.
Lire aussi la naissance de Loïc, le 26 avril 2005.

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Published by Sophie Gamelin-Lavois - dans Récits de naissances
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