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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 21:09

 

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Grâce à votre site, entre autres, j'ai eu l'envie puis la possibilité d'accoucher à domicile. Les récits que j'avais lu dans vos pages m'ont parfois aidé, parfois bouleversé, souvent émue. Je me devais donc de faire la même chose en retour. Voici le récit de mon accouchement à domicile le 20 janvier 2007. Merci encore de faire perdurer la parole des femmes qui veulent accoucher naturellement.

 

Samedi 23 Décembre 2006

Le plus dur, c’est de commencer, non ? Il faut que j’écrive tout cela : comment je suis arrivée à prévoir un accouchement à domicile, et puis je préfère l’expression « accouchement à la maison », simplement parce que ça correspond plus à cet acte qui peut très bien se faire dans la douceur et la tranquillité d’un cocon que je connais déjà : ma maison. C’est ce qui est prévu pour le moment mais même si j’accouche ailleurs, sans doute dans une clinique à Royan, il faut que je retrace le cheminement vers l’accouchement à la maison. J’en suis à 36 semaines d’aménorrhée (SA), Noël est tout proche, le temps a passé si vite depuis le 22 mai, date à laquelle on avait la certitude de la grossesse.

 

La grossesse a pris sa place tranquillement dans ma vie, sans violence, aucune nausée, un peu de fatigue, surtout cet été alors que le rythme du boulot était dur dur, et puis les premiers mouvements de bébé, un petit ventre rond avec les premiers kilos vers 15-16 SA. Je n’avais presque pas envie de faire l’échographie morphologique de peur de voir le sexe du bébé ! On pense que c’est un garçon, mais je ne voulais pas en avoir la certitude, c’est peut être le moment de dire que mon métier pouvait influencer le cours des choses... Je suis sage-femme ! C’est important dans le sens où au cours de mes études (qui datent de 3 ans) on ne parle absolument pas de la possibilité d’accoucher chez soi. Il faut dire qu’en France ce n’est pas chose aisée. Il faut d’abord savoir que c’est possible et s’y intéresser, puis trouver une sage-femme qui fasse l’accompagnement global. Et alors là ça se complique vraiment !

 

Bébé a le hoquet pendant que j’écris... J’ai eu beau voir des femmes enceintes, le fait que le corps d’une femme puisse se transformer à ce point me rend toujours aussi admirative devant tant de facilité à faire de la place pour la vie au plus profond de soi. Donc ce ne sont pas au cours de mes études que j’ai pu approfondir la place de l’accouchement à domicile en France, sauf pour les personnes qui n’ont pas eu le temps de se rendre à la maternité et qui arrivent avec leur bébé dans leurs bras, toutes étonnées encore que l’accouchement ait été si rapide. L’idée a émergé d’une autre façon : l’opportunité de faire le remplacement d’une collègue sage-femme libérale qui pratique les accouchements à la maison. Je lui dois beaucoup. Même si mon projet ne va pas jusqu’au bout, c’est son expérience et celles des patientes que j’ai pu rencontrer au cours de ce remplacement, qui m’ont le plus ouvert les yeux sur cette partie de notre métier ou cette autre possibilité pour les femmes.

Dimanche 31 décembre 2006, 0h28

La demande d’accouchement à domicile est plus importante que j’aurai pu penser, elle est simplement celle de se réapproprier cet événement, de le sentir au plus profond de soi, d’en être le réalisateur et non pas un simple figurant. Cela est simplement plus facile à la maison parce qu’on s’y sent généralement mieux que dans une maternité qu’on ne connaît pas. Cependant je pense que ce serait possible de s’approcher de ces conditions si les sages-femmes étaient moins débordées par la charge de travail et donc plus disponibles pour répondre mieux au désir des femmes et des couples pour leur accouchement. Je pense qu’en les accompagnant vraiment dans leur projet elles oseraient alors formuler, si on leur en laissait la possibilité.

 

Au cours de ce remplacement et avant même d’être enceinte, c’est tout doucement que je me suis laissée ouvrir l’esprit sur l’accouchement à domicile, notamment en lisant beaucoup de récits d’accouchements à la maison qui m’ont souvent émue. J’ai aussi assisté à deux accouchements à domicile au cours de l’été (j’étais alors enceinte de 4 mois) qui m’ont encore encouragé dans mon idée : accoucher chez moi dans ma maison à Oléron. Je passe sur les détails qui me renforcent dans cette idée, comme par exemple la rencontre avec l’anesthésiste de la maternité « de secours » qui me dit : « ... en plus vous êtes sage-femme (petit rire sournois de sa part) alors on verra au moment de l’accouchement si vous ne voulez toujours pas de péridurale... ».

 

Voilà le chemin jusqu’à toi petit bébé pour te laisser venir dans un lieu où je suis bien, entourée par les personnes dont la présence sera utile : surtout ton papa qui, je le sais depuis le début, sera comme j’en aurai envie le moment venu.

 

Je suis à 37 SA et rien n’est vraiment prêt dans la maison. Je sens que tu attends simplement le meilleur moment pour nous trois. C’est doux de sentir que tu es au même rythme que nous, le rythme lent des pays chauds (ton papa et moi, on s’est trouvés en Guyane).

Mercredi 3 Janvier 2007

 

14h53

Je me devais d’écrire aujourd’hui pour plusieurs raisons : cela fait un an tout juste, jour pour jour, que l’on a décidé d’avoir ce bébé, que l’on t’a désiré tellement fort petit d’homme qu’on était dans un état proche de l’euphorie, aussi heureux que le jour où l’on va te rencontrer les yeux dans les yeux... Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire de ma maman, sa grand-mère aura 51 ans et je pense qu’elle sera une des plus émues de la naissance de ce bébé. C’est Flo qui l’a appelé ce matin à son travail pour lui souhaiter et pour qu’elle s’habitue au fait qu’un jour proche c’est lui qui appellera pour « l’annonce »... Elle a juste eu l’ombre d’un doute.

 

Enfin, j’ai des contractions depuis ce matin où elles étaient anarchiques je crois, je ne prêtais pas attention à leur rythme. C’est vrai que depuis 2 ou 3 jours j’en ai plus, et puis le câlin du matin a peut être joué pour déclencher les contractions. Mais depuis 13h environ elles sont toutes les 5 minutes avec une petite pointe de douleur ressemblant aux règles. Florian dit que c’est psychologique à cause de l’anniversaire de maman et il ne veut pas qu’il soit Capricorne... Il blague et je l’envoie quand même acheter des couches (je n’en ai qu’une que j’ai eu en échantillon !). Hier soir, j’ai préparé ce dont j’aurai besoin pour l’accouchement et ses premiers petits vêtements aussi, même si ce n’est pas pour aujourd’hui, en me reposant tout à l’heure, j’ai réalisé l’excitation et le bonheur lorsque j’aurai la certitude de rencontrer mon bébé le jour où il l’aura décidé. A suivre ....

19h05

 

Et encore des contractions toutes les 5 minutes, dont une en ce moment mais pas plus douloureuses qu’avant et c’est peu douloureux. Je ne sais pas dire si c’est le début du travail, en tout cas le pré-travail seulement. L’après-midi s’est déroulé tranquillement. Florian dit qu’il n’est pas prêt, il a une sortie de prévue ce soir avec ses copain(e)s et il y
est parti. Il faut continuer la vie normale et ne pas se focaliser, même si depuis quelques heures on a des doutes sur la date de ta venue, petit bébé. On ne s’attend pas à ce que ce soit si tôt dans le mois, mais je suis prête moi, je veux te voir quand tu l’auras décidé.

 

On a fait une belle promenade au bord de mer pendant une heure. La mer était grise mais belle, haute et assez agitée. Trop bon de se balader et d’avoir aussi dans le corps une force de la nature qui monte et qui descend régulièrement. Est-ce le jour J ? Je suis sage-femme mais je ne sais rien ! C’est toute la magie du moment.

23h51

Je vais essayer de dormir, je commence à être fatiguée. Il faut dire que les nuits précédentes n’ont pas été très bonnes... J’ai toujours des contractions utérines (CU) peu fortes mais peut-être un peu moins pendant le DVD qu’on a regardé. Flo est parti prendre l’air du large. Notre bébé bouge toujours autant malgré les CU, au contraire j’ai l’impression qu’il visite sa maison avant de partir ... bientôt. Les CU se sont calmées vers 4h du matin, heure à laquelle je me suis endormie, épuisée. K. (ma collègue sage-femme) avait sans doute raison, c’était peut être les effets de la pleine lune, je n’y avais même pas pensé !

Samedi 20 Janvier, 4h09

Allez, je peux commencer ? Là, ma vraie question est plutôt : « Est-ce que le chemin vers la naissance de notre bébé est commencé ? » Peut-être, mais ce n’est que le début, alors ! La journée de vendredi 19 ... C’est la nouvelle lune. Maman espère que cela va déclencher le travail alors qu’on n’y croit pas vraiment, mais elle est impatiente. Je l’appelle vers 20h pour lui demander où sont les effets de cette lune car rien de plus que d’habitude, des contractions de temps en temps, c’est tout. Ma journée ? Ménage le matin, elle me dit que c’est un signe... Je lui réponds que c’était plutôt une nécessité, cela fait 3 jours que l’aspirateur me regarde avec pitié pour la maison... et l’après midi : coiffeur. Elle me dit : tu es donc prête! J’ai même fait un sac de « au cas où » l’on devrait partir à la maternité. Il était temps que je le prépare, à une semaine du terme.

 

Flo travaille, et rentre vers 18h30, fatigué. Je prépare un hachis de courgette, on mange et discutons un long et bon moment avant de se prévoir un film. Il est déjà 23h. Un petit pipi avant de s’installer pour le DVD. Mais là ... je constate des saignements qui me donnent un coup de stress. Flo est dehors, je lui explique que je saigne un peu, que c’est soit le col et le début du travail, soit le placenta et il faudra aller à la clinique. Ca fait beaucoup, non ? Je ne m’attendais pas à ce scénario, évidemment.

 

Je m’allonge, prise de tremblements incontrôlables. A bien y réfléchir, c’est vrai que j’avais déjà quelques tremblements quand on discutait et plus de contractions mais pas douloureuses. Il me faudra attendre les douces et chaudes mains de Florian sur mon ventre pour faire cesser les tremblements et me calmer. On ne voit pas pourquoi ça serait le placenta. Mon corps me ferait d’autres signes et c’est vrai que mon col était fragile en début de grossesse. Mais je suis surprise d’avoir ces saignements, alors que je n’ai aucune douleur.

 

Bébé se met à bien bouger quand Florian pose à nouveau ses mains et son petit coeur bat « comme d’habitude » lorsqu’il l’écoute au stéthoscope de Pinard. Après quelques hésitations sur ce qu’on devait faire, Florian insiste pour qu’on aille se coucher ensemble. Il ne veut pas s’allonger sans moi, et au fond, repousse un peu le moment de réaliser qu’il ne va pas tarder à être papa. Après sa douche, il est exténué, on décide d’essayer de se reposer. Et pendant ce temps, les contractions continuent, peut-être un peu plus fortes. On s’endort vers 1h30. Moi pour seulement 30 ou 40 min car, ce n’est donc pas comme d’habitude, ces contractions sont plus fortes. Je patiente dans le lit, ne regardant pas toujours l’heure ou l’intervalle entre les contractions, rêvant à cette rencontre improbable et tellement proche maintenant.

 

Nous voilà à 4h30, je me suis levée à 4h. Je m’installe assise dans le canapé car les contractions sont plus douloureuses allongée. Je décide de commencer l’homéopathie. Je laisse Flo dormir et j’aimerais bien faire comme lui mais...

 

7h30


J’ai dormi 3 ou 4 fois 10 minutes entre les contractions. Cela m’a fait du bien. Je voudrais continuer mais je n’y parviens plus. Difficile de dormir assise... Je suis allée plusieurs fois voir Florian, je l’ai juste regardé dormir, une fois la tête enfouie sous les couvertures, une fois les bras sur ou sous sa tête... Il y a le temps. Je préfère qu’il se repose. Je ne saigne plus ce matin, bébé bouge toujours de temps en temps. J’ai préparé du café pour Flo, pour moi... Je ne sais pas trop si j’ai faim, mais quand même une désagréable sensation d’estomac creux. En dehors des contractions, qui m’oblige à respirer, je me sens bien et me demande encore si c’est pour aujourd’hui. Le jour va se lever, ce jour où...

La suite est racontée quelques jours plus tard, le 22/01/07

Vers 8h30, Flo se réveille, tranquillement. Je me recouche avec lui mais me relève pour « souffler » chaque contraction. Elles sont toujours espacées de 6 à 10 minutes environ, puis me blottit à nouveau dans la chaleur de son dos enroulé dans notre couette.

 

Il est temps de voir si le col s’ouvre. Vers 1h, puis 4h, je sentais la tête du bébé très basse mais pas le col, signe qu’il est encore postérieur. Mais à 8h45 la dilatation a évolué. Je pense que le col est plus centré et ouvert à 4 ou 5 cm. C’est donc bien pour aujourd’hui ! J’en fais part à Florian, puis fais passer le café et enfin appelle K. pour lui dire que le
travail a commencé. Elle s’organise pour faire garder son fils, puis arrive. Il est 8h55. Je vais ensuite prendre une douche qui fait du bien : de la chaleur sur mon ventre où je sens encore bien bouger ce bébé qui vient à nous.

 

J’ai un peu faim. Vers 9h30 je bois une tisane de feuilles de framboisier et mange une tartine de pain-grillé-beurre-confiture. A la contraction suivante, je le regrette presque, cela me porte au coeur et puis ça passe. J’essaie toujours de prendre l’homéopathie toutes les 15 minutes. Parfois j’oublie (mais je resterai accrochée à mes tubes jusqu’à la fin !).

 

K. arrive vers 10h30 après s’être un peu perdue ! Je suis maintenant sur le canapé, assise quand la mer est calme et à genou appuyée au dossier quand la vague monte. On écoute bébé... qui va bien mais je n’en ai jamais douté. Florian l’avait écouté aussi ce matin, toujours un petit rythme rapide. Vers 11h, elle m’examine : le col est à 9 cm. C’est super, génial ! « Tu vas bientôt accoucher » me dit-elle. On a du mal à réaliser. Florian se propose même quelques minutes plus tard d’aller faire des courses au marché, comme on l’avait prévu ... hier ! K. et moi rions, il ne doit pas avoir compris, là... Je vais vraiment bientôt accoucher.

 

Les contractions sont de plus en plus fortes mais elles progressent tranquillement, je ne sais pas leur rythme mais entre deux, nous pouvons discuter tous les trois . Quand une contraction arrive, je me referme pour mieux respirer, pour mieux m’ouvrir et ce petit bébé qui bouge toujours ses pieds là au fond de mon ventre.

 

Je me lève un peu pour marcher et aller faire pipi, je m’accroche au montant de la douche en me suspendant pour faire passer quelques contractions, puis revient vers le canapé. Je crois que c’est là que je vais accoucher, là où je l’ai toujours imaginé, là où tu as été conçu, petit bébé ?...

 

Vers 12h, je demande à K. de m’examiner : c’est toujours 9 cm mais la tête est descendue, c’est la poche qui retient un peu tout. Quelques CU plus tard, je ressens une poussée sur la fin des contractions. Puis tout s’enchaîne assez vite sans plus rien maîtriser, ni les contractions, ni les mots, ni les vêtements, ni les cris qui viennent du fond de mon corps, là où je n’avais jamais été. J’ai peur à ce moment et me retient de « je ne sais quoi ». C’est surtout que la sensation de brûlure est si forte qu’on n’ose plus accompagner la poussée. Et pourtant je ne suis pas la seule dans cette aventure, les contractions me poussent, le bébé pousse, Florian et K. me poussent vers mon destin, mon devoir, cette rencontre.

 

Les sensations sont incroyables, je m’entends crier que c’est « un truc de fou ». Puis je « passe de l’autre côté », m’ouvre un peu plus, là, accoudée sur le dossier du canapé. Je touche la tête de mon bébé qui arrive et décrie ma déception quand je la sens remonter. Mais « c’est bien pour le périnée », me dit K. Je l’avais oublié celui-là. Je ne contrôle pas la poussée, elle n’est pas technique mais instinctive, je souffle, crie, pousse encore. Quelques gouttes de sang rouge coulent, le périnée antérieur souffre et fait que K. me demande de me mettre sur le dos pour qu’elle puisse regarder.

 

Je me lève avec un peu de mal, j’ai l’impression d’uriner, non je perds les eaux, m’allonge, pousse encore ; K. hésite à couper, je lui demande de ne pas le faire. Encore une vague forte qui fait sortir la tête de bébé. Pour les épaules, je dois encore faire un effort, je remonte même les jambes un peu plus, sentant la difficulté qu’à K. pour m’aider. Et une sensation de glissade, et je vois mon bébé, là, tout entier, sorti de moi, puis sur mon ventre. Et là je n’ai pas les mots, je n’ai que les larmes pour dire ce sentiment débordant.

 

J’ai cru voir une fille mais n’en suis pas sûre, tellement on était persuadé que c’était un garçon. Mais c’est une fille, ce bébé qui bougeait tant, ce petit être est une fille ! Incroyable, cette double surprise. Florian coupe le cordon, m’embrasse, on ne sait pas dans quelle dimension on est. Je saigne un peu trop, les pertes se calment après une ampoule de Méthergin que m’injecte K. Je suis sur une autre planète, tremble de partout, de douleur du périnée qui brûle encore tellement. Je serre mon petit bébé.

 

Elle reste un moment sur moi, on prend les premières photos de notre fille qui n’a pas encore de prénom, si persuadés de nommer un garçon. La mise aux seins se fait très bien, on prend le temps de la regarder, elle est si belle. Être née en quelques poussée (peut être 5 ou 6, 10 minutes peut être ?), être arrivée au creux de notre nid, fait qu’elle est éveillée, calme ayant à peine fait un cri d’arrivée. On décide alors qu’elle est née à 12h20, le 20 janvier 2007. Puis quelques coups de téléphone, surtout mes parents, la conversation est courte, tout le monde pleure là-bas. Le temps n’a plus de minutes. Il est suspendu dans le moelleux de sentiments purs sans nom.

 

Après un long moment je vais me doucher avant que K. me suture une déchirure pendant que Florian prend notre bébé en peau à peau dans notre lit sous la couette où ils s’endorment tous les deux. Je les rejoins ensuite et on est là à trois, ces moments sont... magiques !

 

K. et Florian vont ensuite remettre tout en ordre, pendant que j’essaie de me reposer avant l’arrivée de mes parents, dans la soirée. Avant il y aura eu beaucoup de coups de téléphone, trop heureux d’annoncer la naissance de notre bébé, qui n’a pas encore de prénom, cela fait rire tout le monde.

 

A l’arrivée de mes parents qui ont traversé la France, beaucoup d’émotion, surtout Maxime comme lors de l’annonce de la grossesse, mon frère. Dans la soirée, Florian vient me voir et me dit que Naëlle, c’est beau. J’aime aussi. Alors ce sera Naëlle, notre fille.

 

J’ai encore aujourd’hui du mal à réaliser ce qui s’est passé tellement cela a été naturel pour nous. Cela a suivi tranquillement le cours des choses sans nous bousculer, sans craintes, ni remise en question. Nous devons beaucoup à K., et aussi en notre confiance en la vie, en nous, en notre bonne étoile, en Naëlle.

 

Céline Anne

cel.anne@wanadoo.fr

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Published by Sophie Gamelin-Lavois - dans Récits de naissances
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commentaires

fannou 20/12/2010 12:11



Merci pour ce récit, il est très beau et très bien écrit....c'est agréable de savoir que meme pour une sage femme la naissance garde un coté "mystere"...préparant moi aussi un AAD j'espere qu'il
sera aussi serein que celui ci.....



Sophie Gamelin-Lavois 20/12/2010 17:30



C'est ce qu'on vous souhaite, et aussi plein de bonheur pour cette aventure !