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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 21:30


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SOUTENEZ LES SAGES-FEMMES

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Les sages-femmes sont menacées…

Au nom de la sacrosainte rentabilité, des maternités ferment pour se regrouper au sein de pôles d'accouchements où les conditions de travail ne cessent de se dégrader.

En parallèle, l'activité libérale des sages-femmes reste méconnue des femmes et très peu promue par les pouvoirs publics. 

Savez-vous qu'une sage-femme peut assurer le suivi de grossesse dès sa déclaration ?

À responsabilité et contenu équivalents, un acte de sage-femme tel que la consultation reste sous rémunéré à 17 ou 19 € par rapport au même acte effectué par un médecin (23 € en janvier 2011).


Des cabinets ferment faute de revenus suffisants malgré un nombre d'actes croissants.


Présentes pour accompagner les 800 000 naissances en France chaque année, les sages-femmes, spécialistes et garantes de la physiologie, pratiquent les 2/3 des accouchements sous leur seule responsabilité.

Il est capital de préserver la qualité de cet accompagnement, pour que chaque vie soit accueillie avec délicatesse et que naître rime avec « bien naître » pour la mère et l'enfant.

Aujourd'hui l'art de la naissance est en danger.

SAGES-FEMMES MENACEES = FEMMES EN DANGER

Rejoignez-nous !

Vendredi 18 juin à 10h30, Place de la République à Paris, tout en NOIR, pour marcher vers le Ministère du Budget, quai de Bercy.

Signez la pétition en suivant ce lien

À diffuser largement...


Lire aussi :
> L'appel à mobilisation version longue

> Le communiqué du Ciane

 

http://www.ouest-france.fr/photos/2010/06/18/100618124732705_23_000_apx_470_.jpg

 

Ouest France :

 

Les sages-femmes de toute la France sont appelées à la grève aujourd’hui pour demander une revalorisation de leurs actes techniques et une meilleure reconnaissance de leurs compétences. À Lorient, les sages-femmes ont décidé de distribuer des tracts pour sensibiliser la population. Les grévistes étaient ce matin au pôle mère-enfant, avant de se retrouver entre midi et 14h place Aristide Briand. Des professionnelles sont assignées afin d’assurer un service minimum (Source).

 

 

Agence France Presse :
Grève nationale des sages-femmes en tenue de deuil à Paris

PARIS, 18 juin 2010 (AFP) - Venues de toute la France, plusieurs centaines de sages-femmes ont défilé en tenue de deuil, vendredi à Paris, pour attirer l'attention sur les conditions financières et matérielles d'exercice de leur profession, a constaté un journaliste de l'AFP.

Réunies à l'appel de l'Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF), les manifestantes (900 selon la police et 2.500 selon les organisateurs) ont dénoncé "les menaces qui pèsent sur la survie de leur activité", tant en secteur libéral qu'hospitalier.

Des ballons noirs en signe de deuil et un cercueil accompagnaient le défilé, couplé à une journée de grève, qui les a conduites jusqu'au ministère du Budget.

Sur les banderoles et pancartes on pouvait lire "cigognes oui, pigeons non !", "ni pute ni bonne soeur, je suis sage-femme et je meurs" ou encore "santé bradée, professionnels épuisés, naissances en danger !"

"Nos revenus ne stagnent pas ils sont en baisse depuis trois ans, et nous ne demandons pas une revalorisation mais un rattrapage de nos revenus qui sont les plus faibles de toutes les professions de santé", a souligné Christelle Gerber-Montaigu, présidente de l'ONSSF.

Elle a précisé que la cotation des principaux actes des sages-femmes libérales était bloquée depuis 2002 et qu'à l'hôpital, leur activité devenait "invisible" car leur travail était facturé "illégalement en cotation médecin", plus rentable.

"Dans le même temps", ajoute l'ONSSF, "l'Union nationale des caisses d'assurance maladie a essayé d'imposer un projet de sortie précoce de maternité cherchant à morceler l'activité des sages-femmes libérales et à la cantonner à l'activité que souhaite la sécurité sociale afin de faire des économies sans se préoccuper de la qualité des soins".

A l'exemple de plusieurs pays européens la France devrait adopter le système de l'accompagnement global ("une femme/une sage-femme") et des maisons de naissance, offrant un suivi plus harmonieux pour les familles et les enfants", a souligné le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane), qui soutient les sages-femmes en grève.

"Ces mesures, à l'opposé des +usines à bébés+ qu'on est en train de nous construire, feraient accessoirement économiser 150 millions d'euros par an", a souligné Gilles Gaebel, au nom du Ciane. On compte quelque 23.000 sages-femmes en France, dont 3.200 en libéral. Elles assurent seules les deux-tiers des quelque 800.000 mises au monde annuelles.

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Published by Sophie Gamelin-Lavois - dans Actions militantes
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