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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:21

 

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Comment calmer la douleur lors d'un accouchement non-assisté ? Par Laura Shanley. Traduction de Stéphanie Souhaité. Publié dans Elever son enfant autrement, Catherine Dumonteil-Kremer, Ed. La Plage, 2003, rééd. 2009.

« Il y a beaucoup de manières naturelles de calmer la douleur sans utiliser de médicaments. S'immerger dans l'eau durant le travail soulage énormément beaucoup de femmes et, parfois, élimine la douleur. D'autres femmes trouvent les rapports sexuels et/ou la masturbation très efficaces. Les affirmations, les prières ou un travail de visualisation sont ce qui marche le mieux pour certaines. Mais au final, je pense que de donner naissance n'est ni douloureux ni dangereux en soi. Ce sont la peur, la honte et la culpabilité exercées depuis des générations dans notre culture qui ont transformé l'accouchement.

La peur

Lorsqu'une femme a peur, des messages sont envoyés à son corps pour lui signaler qu'il y a un danger qu'il va falloir combattre ou fuir. Le sang et l'oxygène sont instantanément dirigés vers la structure musculaire qui permettra à la femme apeurée de combattre ce danger ou de le fuir. Dans ce dessin, le sang et l'oxygène doivent être soustraits d'autres organes considérés comme moins essentiels pour fuir ou combattre. C'est pour cela que le visage de la femme devient blanc lorsqu'elle a peur. Le corps considère que la peau n'est pas un organe essentiel dans ce genre de situation. Il sait que les bras et les jambes d'une femme ont besoin de bien plus de sang et d'oxygène que sa peau.

Malheureusement, l'utérus est aussi considéré comme un organe non essentiel pour combattre ou fuir. D'après Grantly Dick-Read, l'auteur de "Naissance sans peur", l'utérus d'une femme apeurée est littéralement blanc. Sans "combustible", l'utérus ne peut pas fonctionner, et les déchets ne peuvent pas non plus être correctement évacués. Par conséquent, il y aura des douleurs et des problèmes. Lorsque nous nous débarrassons de la peur, la naissance peut être sans douleur et, dans certains cas même, donner du plaisir.

La honte

Presque toutes les cultures pensent à un certain degré que le sexe est quelque chose de honteux. Les personnes qui choisissent le célibat sont souvent perçues comme vertueuses, alors que celles qui choisissent d'exprimer leur sexualité sont souvent punies. Parce que nos émotions affectent profondément notre corps, lorsqu'une femme pense que le sexe est quelque chose de honteux, l'accouchement devient souvent une punition. Aimer et accepter notre corps et notre sexualité sont des composantes nécessaires à un bon accouchement.

La culpabilité

Le plaisir est quelque chose de difficilement acceptable pour beaucoup de femmes, dans tous les aspects de leur vie. Elles pensent ne pas le mériter. Pour une raison ou une autre, elles pensent devoir souffrir. Peut-être ont-elles été élevées dans l'idée que la souffrance est noble, et qu'elle est bonne pour l'âme. En vérité, nous méritons tous le bonheur, mais il ne pourra pas venir à nous si on l'en empêche. Aimer et pardonner à soi-même ainsi qu'aux autres est quelque chose de crucial pour un bon accouchement.

Nous avons presque tous été élevés dans la croyance qu'un accouchement est fondamentalement dangereux et douloureux. Par conséquent, la plupart des femmes auront mal pendant le travail. Les croyances créent la réalité, et en travaillant sur nos croyances et en changeant notre conscience, nous pouvons réduire la douleur de façon significative, et pouvons même l'éliminer. Même si nous avons mal durant le travail, cela ne nous détruit pas. Qu'elle soit physique ou émotionnelle, la douleur est supportable. Lorsque nous prenons des médicaments pour tenter d'éviter les douleurs, nous finissons par rater ce qu'une femme que je connais décrit comme "l'exquise sensation de l'accouchement". »

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Published by Sophie Gamelin-Lavois - dans La douleur
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commentaires

mutuelle complémentaire santé 25/01/2011 07:44



Merci pour ces conseils :)



brigitte tixier 27/12/2010 19:48



Je suis toujours trés intéréssée par les articles concernant l'accouchement, mais souvent aussi hélas trés déçue. L' accouchement est loin de nous avoir livré tous ses secrets, ni la femme qui
met au monde, ni l'enfant qui pointe le bout de son nez. Mais aprés bien des années passées auprés de futures mamans, passionée de clinique, qui pourra encore me faire croire que la peur, la
douleur, la culpabilité suffisent à rendre l'accouchement douloureux. Celle ou celui qui n'a jamais posé sa main sur un utérus en plein travail ? celle ou celui qui n'a pas conscience de tout ce
travail d'etirements ligamentaires, musculaires et osseux pendant l'accouchement ? J'ai vu un bon nombre d'utérus lors de césariennes notamment faites en urgence, urgence vitale maternelle ou
foetale ou la peur de la maman est palpable..... je confirme..... l'utérus est encore gorgé de sang. Les seuls utérus  livides que j'ai pu voir ce sont ceux des ruptures ou des grandes
hemorragies de la délivrance heureusement exceptionelles sous nos tropiques, mais hélas encore trop fréquentes ailleurs.  L'explication de j'ai peur, mon utérus est livide ,
j'ai mal, me laisse vraiment  sur ma faim.  Préparons plutot nos mamans du mieux que nous pourrons, à vivre ce moment encore si mystérieux; Douloureux pour les unes, moins pour les
autres, l'accouchement reste une étape biologique extraordinaire. Une alchimie complexe qui permet à un moment donné cette rencontre intime entre le corps et l'esprit et la naissance de deux
nouveaux etres : une mere et son enfant. Passionnant. A quand de véritables explications ? Brigitte Tixier. sage-femme et sophrologue caycedienne.