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Suite à la publication de RECOMMANDATIONS DU CNGOF sur les Modalités d'utilisation des techniques d'étude du rythme cardiaque foetal (Recommandations pour la pratique clinique, CNGOF, 2007, source) :

« La surveillance du travail discontinue ne peut se concevoir que pour une patiente à bas risque. Elle nécessite la présence d'une sage-femme par parturiente (...). Compte tenu des pratiques obstétricales actuelles (absence de formation à l'auscultation intermittente) et du personnel disponible en salle de naissance, il est recommandé d'utiliser la surveillance continue en phase active du travail (accord professionnel) ».

le CIANE publie un COMMUNIQUE (Lire la version longue) :

« Accouchement : Les obstétriciens recommandent des pratiques préjudiciables aux patientes, à cause du manque de sages-femmes et de leur formation non adaptée. Les futures mères vont-elles se laisser faire ?

Une société professionnelle de gynécologues et obstétriciens, le CNGOF, recommande l'application de capteurs pour enregistrer le coeur du foetus en continu tout au long de l'accouchement. Cette même société professionnelle reconnaît, en parallèle, que cette pratique n'a pas d'avantages, en terme de sécurité, pour la mère et l'enfant, mais qu'au contraire cela génère des interventions inutiles.

Ces interventions (telles les césariennes ou forceps) ont, à leur tour, des conséquences préjudiciables : par exemple, plus de risques graves encourus lors des grossesses suivantes lorsqu'on a une cicatrice de césarienne ; ou l'endommagement du périnée lié à l'utilisation des forceps.

On comprendra que le CIANE, collectif qui représente les usagers de la périnatalité, questionne ces recommandations et demande que soit appliquée l'écoute intermittente du coeur du foetus, conformément aux résultats des recherches scientifiques.

L'argument du CNGOF selon lequel les sages-femmes ne seraient pas formées à cette technique ne tient pas la route ; le CIANE doute que cette lacune, si elle est réelle, soit définitive.

L'autre argument, l'impossibilité d'avoir assez de sages-femmes pour assurer une présence continue auprès de chaque femme, est également irrecevable : les femmes doivent refuser qu'une technologie contraignante à effets secondaires néfastes leur soit imposée pour compenser la diminution du nombre de sages-femmes.  »

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