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Le site a déménagé :-)

20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:56

 

 

La SMAR 2011 aura lieu du 15 au 22 mai. Le thème sera « Accoucher selon mon choix : du lieu, de la manière et des accompagnants ». Pour faire honneur à ce rendez-vous annuel, voici ci-dessous un récapitulatif succint des possibilités en France en 2011.

 

- à l'hôpital public, la femme accouche le plus souvent avec la sage-femme de garde quand tout se passe bien. La continuité de sa présence est fonction du nombre d'accouchements, et du temps qu'elle peut consacrer. En cas de problème l'accouchement a lieu avec l'obstétricien de garde. Il est possible de bénéficier d'une péridurale. Généralement un seul accompagnant est toléré dans la salle de naissance (compagnon, amie...).

 

- en clinique privée, la femme accouche le plus souvent avec l'obstétricien de garde (sauf accord préalable) toutefois il faut savoir qu'il ne se déplacera qu'à la fin de l'accouchement et que c'est la sage-femme de garde qui sera présente avant. Il est possible de bénéficier d'une péridurale. Généralement un seul accompagnant est toléré dans la salle de naissance (compagnon, amie...).

 

- en plateau technique, avec la sage-femme libérale qui a suivi la grossesse et pratique donc l'accompagnement global [voir note de bas de page]. Il est possible de bénéficier d'une péridurale mais le plus souvent dans ce contexte d'accompagnement assez intime elle est rarement demandée, la sage-femme étant présente tout du long (pour sa patiente uniquement - elle n'est astreinte à travailler dans le service). Un ou plusieurs accompagnants sont tolérés dans la salle de naissance.

 

- à son propre domicile, avec la sage-femme libérale qui a suivi la grossesse et pratique donc l'accompagnement global [voir note de bas de page]. Bien entendu, il n'est pas possible de bénéficier d'une péridurale chez soi. A partir du moment où la sage-femme est prévenue et se déplace, elle est présente tout le temps de l'accouchement et reste quelques heures après. Le nombre d'accompagnants n'est pas limité, il revient aux parents de décider.

 

Il existe aussi des situations particulières. Pour les frontaliers, il est possible d'accoucher en maison de naissance en Belgique, en Suisse, en Allemagne... Des parents ayant le souhait d'accoucher à domicile mais ne trouvant de sage-femme à proximité recherchent des alternatives afin de s'en rapprocher : location de gîte, camping car, amis... Certaines femmes font aussi le choix d'accoucher sans la présence de professionnel de santé, parfois par défaut parfois par conviction. Et vous ? Quel est votre choix ?

 

Qu'est-ce que l’accompagnement global ? : « Un seul praticien, la sage-femme libérale, assure la surveillance médicale de la grossesse lors des consultations prénatales, propose des séances de préparation à la naissance, surveille et est responsable de l’accouchement, de la naissance, effectue les soins postnataux de la mère et de l’enfant. » (source).

Une série de vidéos quotidiennes pour la SMAR 2011
réalisation de Sarah Betaouaf.


Marion (15 mai) : enceinte de 4 mois elle me raconte comment elle projette son accouchement qui aura normalement lieu aux Bluets à Paris.
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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:46


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L’intersyndicale sage-femme, regroupant UFMIC-CGT, SUD, ONSSF, UNSSF, CASSF, ANSFL, CNSF, CNOSF, SFF, ANESF et CIANE, et dont le mot d’ordre commun est :

La filière sage-femme : Une femme, une sage-femme

a rédigé une pétition adressée à Monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé :

- L’organisation de la naissance en France offre peu d’alternatives.

- La fermeture progressive de toutes les petites et moyennes structures n’offrira bientôt que deux possibilités aux femmes : celle de mettre leur enfant au monde dans des grosses structures hyper médicalisées ou celui de mettre leur enfant au monde à domicile, sans toujours trouver de sage-femme pour les accompagner et avec une organisation de soins actuelle inadaptée.

- Nous demandons que soit offerte toute autre possibilité sécurisée aux parents à qui ces choix ne conviennent pas.

- Nous demandons le maintien des maternités de proximité où les sages-femmes garantissent la physiologie, l’ouverture de salles « nature » destinées à l’accompagnement de la physiologie dans les grandes structures (avec du personnel dédié à cela) et l’ouverture de maisons de naissances, lieu qui associe Une femme, Une sage-femme pendant toute la grossesse, l’accouchement et les premiers mois de l’enfant.

- Les logiques financières ne doivent pas l’emporter sur les logiques de Santé Publique.

L’Association nationale des sages-femmes libérales (ANSFL) invite à signer cette pétition (créée le 22/01/2011) et à la diffuser largement.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 23:30

 

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Question (n°96236) soumise au Ministère de la Santé par le député François Brottes, et publiée au Journal Officiel le 21 décembre 2010, page 13661 (source) :

« M. François Brottes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les difficultés que rencontrent les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile, du fait de l'obligation d'assurance qui leur est faite.

À l'heure actuelle, le Bureau central de tarification ne serait pas en mesure de leur proposer un tarif en-deçà de 25 000 euros par an (dont 6 000 pris en charge). Or ce tarif est bien souvent supérieur au revenu annuel de ces sages-femmes, ce qui a conduit certaines à pratiquer l'accouchement à domicile sans assurance. Ce défaut d'assurance vient toutefois de conduire le conseil de l'ordre des sages-femmes à intenter une action contre une sage-femme, qui risque la radiation ainsi que 45 000 euros d'amende. Suite à cette plainte, sept parmi la centaine de sages-femmes pratiquant l'accouchement à domicile en France ont renoncé à pratiquer.

Cette situation paraît d'autant plus dommageable que cette pratique, très marginale en France, affiche pourtant des taux de réussite parfaitement comparables, voire supérieurs, à ceux des accouchements en milieu hospitalier, à niveau de pathologie identique. Dans le cadre de l'accroissement du déficit de la sécurité sociale, il convient de relever que cette pratique, réservée aux accouchements non pathologiques, est particulièrement économique : sans hospitalisation, la prise en charge par l'assurance maladie se réduit aux 312 euros de facturation de l'accouchement.

D'autre part, des recherches font valoir qu'une moindre médicalisation et le respect de l'intimité familiale tendent à faciliter l'accouchement, et favoriser l'établissement du lien parent-enfant-fratrie. Ces avantages expliquent sans doute la prévalence de cette pratique dans de nombreux pays européens et notamment dans les pays scandinaves où 30 % des accouchements ont lieu à domicile (et 40 % en maison de naissance). S'il ne s'agit pas de revenir ici sur l'obligation d'assurance qui est faite aux sages-femmes pratiquant l'accouchement à domicile, il convient toutefois de noter que les tarifs prohibitifs proposés en France viennent de fait interdire cette pratique.

À titre de comparaison, il semblerait que les tarifs proposés par nos voisins européens soient sans commune mesure (250 euros en Suisse, 500 euros en Grande-Bretagne, 1 600 euros en Allemagne). Il souhaiterait donc connaître les dispositions qu'elle entend prendre pour évaluer la pertinence de la pratique de l'accouchement à domicile, et permettre que cette option reste offerte aux mères qui le souhaitent, en faisant en sorte que des tarifs d'assurance équitables soient proposés aux sages-femmes le pratiquant. »

Cette question n'a pas encore de réponse.
Une actualité à suivre de près, donc !

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 15:18


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Communiqué de presse Eats On Feets.

 

Le plus grand réseau mondial de partage de lait maternel se propage via Facebook : "Eats On Feets" devient Global.

Depuis quelques jours, les femmes du monde entier se sont mobilisées sur le site du réseau social Facebook pour organiser un réseau international de partage de lait maternel, de femme à femme. Les bébés humains ont besoin de lait humain, et nourrir au lait infantile présente des risques pour la mère et pour le nourrisson. Aujourd'hui les femmes sont conscientes de ce fait et reprennent en main leur pouvoir de vie - elles se retrouvent maintenant sur Facebook pour partager leur lait en toute liberté.

Montréal, Canada, le 7 novembre, 2010 - L'annonce du mois dernier faite sur Internet par le "gourou" de la santé, le docteur Joseph Mercola, de son intention de lancer sa propre marque de lait en poudre pour bébés sur le marché américain, a engendré la création du réseau de partage de lait maternel "Eats On Feets GLOBAL".

En réaction contre cet énième substitut artificiel, inutile et néfaste, de lait maternel, des mères du monde entier se sont réunies sur Facebook pour défendre la santé des nourrissons. Elles ont mis en place le plus grand réseau mondial de partage de lait maternel, une initiative dirigée par une mère allaitante et militante passionnée pour l'allaitement maternel, la Canadienne Emma Kwasnica.

Le nom de "Eats On Feets" est une idée originale de la sage-femme, Shell Walker, de Phoenix, Arizona. Alors qu'elle était mère de jeunes enfants dans les années 90, Shell Walker et ses amies ont discuté : "Et pourquoi ne deviendrions nous pas des nourrices ? Au lieu de « Meals On Wheels » (traduit "la popotte roulante", c'est le nom d'un service de repas apportés à domicile pour les personnes âgées en Amérique du nord), nous pourrions appeler notre entreprise « Eats On Feets».

Shell Walker a eu cette idée et l’a réalisée en juillet 2010, quand elle a créé une page de profil Facebook sous ce même nom, et a commencé un réseau communautaire et gratuit de partage de lait maternel pour les mères de Phoenix. Depuis, grâce à elle, des partenariats ont été réalisés entre femmes ayant un excès de lait maternel et femmes en ayant besoin. En même temps, Emma Kwasnica, qui possède un vaste réseau international de militantes pour l’accouchement choisi et l’allaitement, a utilisé sa page de profil personnel et son réseau pour réaliser des partenariats du même type.

Une de ces histoires concerne un de ses amis, un compatriote canadien vivant à Bandung, en Indonésie; instituteur et se retrouvant seul avec son nouveau-né, il s'est demandé s'il pourrait trouver du lait humain pour son bébé au lieu de le nourrir avec un substitut artificiel en poudre. Informée de sa situation, Emma Kwasnica fit appel à son vaste réseau à travers une simple mise à jour de son statut sur Facebook, et l'une de ses collègues, conseillère en allaitement maternel dans une ville voisine en Indonésie a répondu. Sur le terrain, une chaîne de femmes allaitantes s’est mobilisée pour fournir localement du lait humain au petit garçon. Maintenant âgé de trois mois, ce bébé n'a jamais goûté à autre chose que le lait humain.

L'annonce des projets de commercialisation de lait artificiel du Dr. Mercola a été le catalyseur pour décider Emma Kwasnica et Shell Walker à lancer "Eats On Feets GLOBAL". En ce qui concerne la création de cette initiative, Emma déclare : "Shell Walker est une amie qui est sage-femme à Phoenix, en Arizona. Elle a inventé le concept et le nom de "Eats On Feets". Elle m'a gracieusement autorisée à utiliser ce nom accrocheur pour lancer cette initiative au niveau mondial : un réseau de partage de lait maternel de femme à femme, ici, sur Facebook. Quant au Dr Mercola, il devrait attribuer sa fortune naissante au soutien de l'allaitement, et ne pas chercher à faire de l'argent avec un produit qui est nocif pour les nourrissons et leur santé à long terme."

Avec l'aide de près de 200 femmes en ligne de la communauté mondiale de Facebook sur le maternage, l'initiative a pris son envol. Des rencontres entre donatrices et bénéficiaires de lait maternel sont en cours actuellement dans le monde entier sur les pages de Facebook. Il y a aujourd’hui 100 Chapitres "Eats On Feets" dans 23 pays (une recherche rapide de "Eats On Feets" sur Facebook donne des dizaines de résultats). Ce mouvement est la preuve que Facebook peut, en effet, être utilisé pour le bien de l'humanité. En encourageant la façon normale et physiologique de nourrir les bébés, et la relance d'une pratique séculaire de partage de lait maternel, il est clair que ce réseau social a le pouvoir de révolutionner la santé infantile.

A propos de "Eats On Feets GLOBAL" - sur Facebook, le réseau des Chapitres "Eats On Feets" offre un espace en ligne pour faciliter le partage du lait de maman à maman. Nous affirmons que les femmes, que les familles, sont capables de faire des choix éclairés et de partager du lait maternel de manière sûre et éthique. "Eats On Feets GLOBAL" ne soutient pas le commerce de lait maternel.

Consultez la liste à jour de tous les Chapitres "Eats On Feets" mises en place dans le monde entier, ou trouvez votre Page locale "Eats On Feets", via le lien suivant : EatsOnFeetsGLOBAL

Pour écouter le podcast de l'émission de radio (du 30 octobre), où Emma Kwasnica discute des événements qui ont abouti au lancement mondial de "Eats On Feets", et comment le manque d’éthique de Dr. Mercola a provoqué cette initiative, visitez le site: http://kopn.org dans la section "archives" et cliquez sur "Momma Rap".

Vous pouvez aussi lire les deux liens vers des journaux québécois, l'un en français (le Devoir) et l'autre en anglais (the Gazette), ayant publié des articles traitant de ce sujet :

- www.ledevoir.com
- www.montrealgazette.com

CONTACT PRINCIPAL :
Emma Kwasnica
Eats On Feets GLOBAL
(514) 656 1560
Montréal, CANADA
www.facebook.com/emma.kwasnica
emma.kwasnica@gmail.com

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:29


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Le député de la Manche, Alain Cousin, a proposé un projet de loi relatif à la détermination du lieu de naissance à l'assemblée nationale, une première fois le 23 mai 2007 (n°3809) puis plus récemment le 5 novembre 2009 (n°2025).

 

Selon lui, si les parents le souhaitent, le lieu de naissance de l'enfant sur l'acte d'état civil doit pouvoir être celui du domicile et non celui de l'accouchement, comme le code civil l'impose (art. 57). Il s'en est exprimé sur RTL et France Info.

« Alain Cousin justifie sa proposition par les conséquences de la réforme hospitalière qui a causé la disparition des maternités et, par conséquent, le nom de leurs villes dans les actes de naissance. "Dans ma circonscription, on a transféré la maternité de Granville vers Avanches", dit le député. Résultat, les naissances officielles ont chuté à Granville. » (La Croix)

« Sur ma circonscription, (...) on a transféré près de 500 accouchements par an de Granville à Avranches. Cela a créé des frustrations chez les élus locaux et les familles de voir disparaître leur disparition et le nom de leur ville sur les actes de naissance. J'ai voulu aider à lever ces blocages en ouvrant, au plan national, les options quant à la détermination du lieu de naissance. Si le texte est adopté, on pourra par exemple dire dans ma région que l'enfant est né à Granville même s'il est né à Avranches » (Le Parisien)

 

Outre que le projet d'Alain Cousin pose des problèmes pratiques (et serait en somme une forme de mensonge sur le lieu exact), le meilleur moyen d'éviter une frustration quant à la disparition de certains lieux sur les actes civils est encore de promouvoir l'accouchement à domicile .

 

Sophie Gamelin

12/11/2010.

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